Et parmi les vivants: Agnès Bihl.

Une artiste trop méconnue encore. Peut être qu'elle ne fait pas assez commerciale, peut être que ses textes touchent trop, peut être qu'elle semble trop engagée, peut être, peut être.
Ou peut être dérange -t-elle, et que pour un artiste déranger n'est plus à la mode.
Peut être qu'elle veut s'adresser à un public capable de voir plus loin que sa petite vie, que celle de son voisin et de son chien. Capable de s'attendrir devant des choses belles, de pleurer face à certaines qui sont tristes.
Capable de se lever contre la chasse à l'homme, de soutenir les "enfants de la haine", de rester "enfant de la colère", sans jamais grandir (ou du moins pas plus de trente ans), en respectant l'enfance, en pleurant sa disparition et son meurtre et en se soulevant contre les injustices. Malangeons tout cela à une belle musique et à un humour noir, et voilà Agnes Bihl.
Enfin! Une artiste!
Paumés entre Christophe Mae, Cali et Julien Doré on commencait à se demander si ça existait toujours, un artiste...
Une présence sur scène inoubliable, une femme qui semble adorable et pleine de vie, un moment génial, une artiste qu'on oublie pas, et qu'on suit de sa découverte à la fin.


Vivement le prochain album !!

une artiste en or en tout cas !